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Post-covid : quel avenir pour le Made in France et les circuits courts ?

Depuis l’annonce du confinement le 16 mars 2020, les habitudes des français ont été complètement bouleversées à de nombreux niveaux. L’adoption massive du télétravail ou des cours à distance pour les étudiants, un arrêt complet des déplacements aériens et une pause salvatrice dans l’utilisation des voitures… 

Ces nouvelles habitudes ne sont pas forcément une mauvaise chose, puisque les consommateurs en France et à travers le monde ont décidé aussi d’être plus responsables. Avec la fermeture de nombreux commerces, nous avons appris à bricoler, à réparer ce qui était cassé, et même à faire pousser nos propres légumes. 

Mais plus globalement, la baisse de nos activités nous a permis de faire baisser l’empreinte carbone de plus de 60 % et de nous tourner vers les producteurs, fabricants et entrepreneurs locaux. 
Parmi les tendances lourdes qui devraient s’imposer bien après la pandémie du Covid-19 (pour 68 % des français selon une étude Omnibus), on retrouve donc la fin du gaspillage, l’écologie, mais aussi le Made in France et l’adoption des circuits courts.

Zoom sur ces façons de consommer pas si nouvelles que cela, et qui sont faites pour durer ! 

Comment le covid a transformé nos comportements d’achat en mettant le Made in France à l’honneur

Les français n’ont pas attendu le confinement pour s’intéresser à l’écologie. Mais force est de constater que la pandémie a braqué un projecteur particulièrement alarmant sur l’état de notre planète. Alors que de nombreux spécialistes mettent en cause la déforestation et la destruction des habitats animaliers, il est donc de plus en plus urgent de s’intéresser à notre environnement. Et d’oeuvrer pour le protéger. 

Pour 77 % des français, la crise sanitaire est donc l’occasion de mener une politique de transition écologique immédiate, et surtout ambitieuse. Mais les politiques ne sont pas les seuls à devoir se retrousser les manches. Chaque citoyen doit faire sa part, en commençant par exemple par lutter contre le gaspillage, qui remporte la palme des préoccupations françaises. 

Parmi les autres tendances qui se sont affirmées pendant le confinement, on retrouve aussi une volonté de mieux consommer, et de privilégier le Made in France. 58 % des français souhaitent ainsi acheter local, non pas uniquement en matière de produits alimentaires, mais aussi dans des domaines plus surprenants comme l’électroménager. 

Ce tournant Made in France est une bonne nouvelle pour notre économie, et nos industries, puisque de nombreux fabricants envisagent de relocaliser partiellement leur production dans l’hexagone. On pense par exemple au secteur de l’inox (qui touche de près la conception de notre gourde isotherme Zeste), dans lequel nous avions beaucoup de mal à trouver des partenaires français, une grande majorité se trouvant en Chine. 

Vers une fin de la dépendance envers les pays asiatiques ? C’est ce que veulent en tout cas les consommateurs français, dont 42 % se disent même prêts à modifier leur comportement d’achat pour favoriser ce mouvement

Privilégier les circuits courts pour contrôler la provenance de ses produits

En effet, l’importance de se tourner vers les circuits courts, et donc de privilégier le Made in France n’a jamais été autant d’actualité. La crise, aussi bien sanitaire qu’économique, qu’a connue et que s’apprête à connaître notre pays, va inévitablement impacter nos industries, agriculteurs, commerçants et artisans. Privés de nombreux débouchés et sources de revenus, il est donc crucial de les soutenir, en commençant par acheter chez eux. 

En Auvergne-Rhône-Alpes, la campagne « J’achète local, je soutiens mon producteur régional » a par exemple permis de mettre en relation les producteurs locaux et les consommateurs grâce à une carte interactive. Les grandes surfaces sont elles aussi encouragées à proposer des produits régionaux, pour soutenir les entreprises en difficulté.  

made in france confinement

Les rayons vides lors du confinement

Mais le principe même du Made in France repose aussi sur une volonté de retrouver notre autonomie dans des secteurs économiques cruciaux, comme la production de masques ou de gel hydroalcoolique, par exemple.  Pour reprendre les paroles d’Emmanuel Macron : “Produire plus sur le sol national pour réduire notre dépendance et donc nous équiper dans la durée”. 

Pour les acteurs du circuit-court (tels que les fondateurs de la plateforme LeCourtCircuit.fr, basée à Lille), l’activité pendant le confinement a parfois triplé. En échangeant avec leurs nouveaux clients, ces entrepreneurs réalisent que beaucoup y pensaient avant la crise actuelle, mais se sont décidés à passer à l’action avec le confinement. 
Une excellente nouvelle pour ces militants du consommer local qui arrivent plus facilement à faire passer le message qu’acheter frais n’est pas forcément plus cher, et surtout bien meilleur pour la santé, l'environnement, le tissu social et la création d’emplois en France !  

Et post-covid : une tendance durable  ?

Mais cette tendance est-elle faite pour durer ? Pour le directeur d’étude et de la recherche du CREDOC (Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie), la réponse est oui. Il constate en effet une rupture brutale avec la consommation de masse et une volonté de consommer Made in France, et ce quel que soit le revenu des consommateurs. 
Parmi les classes moyennes et modestes, et en particulier chez les jeunes, la prise de conscience des impacts de notre consommation est croissante, ce qui incite à privilégier les circuits-courts et à acheter au niveau national, ou au moins européen. 

Si le Made in France ne séduit pas encore tous les Français, les circuits de distribution et modèles économiques nés pendant le confinement, comme la vente directe et à domicile, entre grossistes et consommateurs, vont clairement dans ce sens.

Bien sûr, aucune habitude (surtout lorsqu’elle est aussi ancrée dans notre quotidien), ne peut changer radicalement du jour au lendemain. Mais après huit semaines de confinement,  nous avons été forcés d’adopter de nouvelles routines. Il ne nous reste plus qu’à attendre pour voir si elles se maintiendront dans les prochains mois. 

Cela pourrait bien être le cas, puisque selon l’Observatoire Société et Consommation, 53 % des français déclarent que la production nationale ou locale influencera davantage leur consommation après la crise. On croise les doigts !

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