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Espèces menacées : Zoom sur l’action des rangers en Afrique

En ce mardi 11 mai, journée mondiale des espèces menacées, on a décidé de vous faire un article spécial sur la protection des animaux menacés d’extinction. Pour cela, on s’éloigne un peu de chez nous, on l’on vous emmène hors des sentiers battus.

Découvrez les actions de l’IAPF, une organisation spécialisée dans la protection des animaux sauvages 🐘

L’IAPF : les rangers 2.0 pour la protection des espèces

De l’anglais International Anti-Poaching Foundation, cette organisation à but non lucratif lutte activement depuis 2009 contre le braconnage en Afrique rurale.

Avec une équipe de 200 personnes, l’IAPF forme des rangers ayant pour principale mission de protéger les animaux sauvages. Les recrues sont conscientes du danger de leur mission et sont prêtes à protéger la faune sauvage au péril de leur vie. 

Le fondateur de l’IAPF, Damien Mander, est un ancien vétéran de la guerre d’Irak, et a été sniper pour les forces spéciales australiennes. Lors de son voyage en Afrique en 2009, il a été très impacté par le travail des rangers face aux problèmes de conservation de la faune sauvage 🦏

“Je venais d’un monde qui se battait pour du pétrole et des points sur des cartes. Nous avions toutes les ressources dont nous avions besoin. Ces gars se battaient pour le coeur, les poumons de la planète et ils n’avaient rien”, explique t-il dans une vidéo.

La même année, Damien Mander décida de fonder l’IAPF.

IAPF espèces menacées

(Source : Facebook - IAPF)

Le travail de l’IAPF n’est pas des moindres : les plaines africaines sont vastes et s’étendent à perte de vue. L’organisation a déjà couvert plus de 4 millions d’hectares, un travail colossal qui peut expliquer que certains braconniers arrivent parfois à passer entre les mailles du filet 😓

La philosophie de l’IAPF consiste également à convaincre les populations locales des bienfaits de la conservation de la nature. Si ces personnes sont alors convaincues de ces avantages, le nombre d’animaux tués se réduira sans avoir à utiliser la force.

Depuis le début des activités de l’IAPF, le braconnage a diminué de 80% dans les zones que l’organisation couvre. Au premier trimestre 2021, l’organisation a déjà :

  • procédé à l’arrestation de 148 braconniers 
  • saisi 87 bateaux de pêche contentant de la marchandise illégale ❌
  • retrouvé 62 défenses d’éléphants

Akashinga : une unité de rangers 100% féminine

Une formation renforcée 💪

Fondée en 2017, Akashinga est une branche de l’IAPF exclusivement réservée aux femmes rangers. 

Avant de partir en mission, ces volontaires suivent un entraînement éprouvant alliant à la fois techniques de combat, camouflage en pleine nature, et arrestation de braconniers. Durant l'entraînement, ces femmes sont poussées dans leurs retranchements afin de tester leurs limites.

Entrainement Akashinga

(Source : IAPF.org)

Elles apprennent également à prodiguer les premiers soins et éteindre un début de feu de forêt. Enfin, elles suivent des cours sur les lois en vigueur concernant la protection des animaux, ainsi que sur les droits de l’homme à respecter en cas d’arrestation d’un braconnier 📃

Des valeurs fortes 

Akashinga signifie en anglais “The brave ones” (les courageuses, les braves). Ces femmes se sont engagées dans l’IAPF car elles se sentent concernées par la protection de leur patrimoine, mais aussi car elles adhèrent aux valeurs de fierté et de courage que représente cette unité 🎖️

Pour nombre d’entre elles, cet emploi représente également une chance de s’émanciper et la possibilité d’élever décemment leurs enfants, d’avoir une maison, ou encore de pouvoir poursuivre leurs études.

Akashinga rangers

(Source : IAPF.org)

En s’engageant au sein de l’IAPF, une des premières valeurs enseignée est l’égalité des sexes. Actuellement, on compte plus de femmes que d’hommes au niveau des postes en première ligne.

L’unité des Akashinga compte déjà plus de 170 recrues et ambitionne d’atteindre le millier de femmes volontaires d’ici 2025. Ensemble, elles couvrent une surface de plus de 20 réserves naturelles dans l’Est et le Sud de l’Afrique 👀

National Geographic est parti à la rencontre de ces femmes courageuses, et retrace leur formation dans un court documentaire. Vous pouvez retrouver la vidéo (en anglais) ici.

Le rôle des communautés locales dans la protection des espèces menacées🦒

Dans une vidéo du Figaro (lien plus haut dans l'article), Damien Mander, le fondateur de l’IAPF, prend la parole pour expliquer le rôle clé des populations locales dans la lutte contre le braconnage.

Le fait que les volontaires qui s’engagent dans l’IAPF viennent de populations locales est déjà une chose importante, car ils se sentent plus impliqués dans le combat qui a lieu sur leur territoire.

Aussi, une partie du braconnage est dû à la pauvreté permanente dans laquelle vivent les communautés locales. Pour subvenir aux besoins de leurs familles, certaines personnes se tournant alors vers le braconnage en espérant en tirant un peu d’argent 💰

En employant des personnes issues de ces communautés, Damien Mander espère avoir un impact positif sur ces conditions précaires. Les rangers de l’IAPF sont rémunérés afin de pouvoir vivre dans des conditions décentes. Ce salaire permet d’améliorer les conditions de vie des populations locales et de diminuer en même temps le braconnage.

Encore une fois, les Akashinga jouent un rôle clé dans la communication avec les populations locales. Afin de combattre le braconnage, le principal objectif de ces femmes consiste à établir et entretenir de bonnes relations avec les communautés 👏

Akashinga femmes rangers

(Source : IAPF - Facebook )

Grâce à ces bonnes relations, les Akashinga peuvent obtenir plus facilement des informations sur les braconniers, mais aussi apaiser les conflits 👍

A l’heure actuelle, la liste rouge de l’UICN* qui recense les espèces menacées rapporte que 28% des animaux présentent un risque d’extinction. Parmi ces espèces, on retrouve bien évidemment le rhinocéros, en danger critique d’extinction, notamment à cause du braconnage.

Discrets mais pourtant indispensables, les rangers permettent chaque année de protéger des centaines d’animaux déjà menacés d'extinction. Souvent sous-payés par rapport aux risques de leur travail, les rangers sont de véritables anges gardiens de la faune sauvage 💪

En parallèle, certains Etats d’Afrique instaurent de plus lourdes peines pour dissuader les braconniers, comme en Tanzanie où les sanctions peuvent aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement. Au Kenya, grâce (entre autres) à de nouvelles mesures instaurées depuis 2013, le braconnage a diminué de 80% dans le pays.

On espère que vous avez appris des choses ! Connaissiez-vous les Akashinga, ces femmes rangers qui luttent contre le braconnage ? Dites-nous tout en commentaire ! ✍️

Source de la photo principale : National geographic (Akashinga)

*Union Internationale pour la Conservation de la nature

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