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N'go Shoes : LA marque responsable au service de l'artisanat local

Ça y est c'est la rentrée !!!  On reprend donc du service avec nos interviews qui mettent en lumière des initiatives positives et entreprises à impact.

Vous l'avez peut être raté mais nous sommes à présent Nantais. L'occasion pour nous de vous présenter N'go Shoes, une marque Nantaise de sneakers pas comme les autres.  

Rencontre donc avec un des fondateurs🎙, Kevin Gougeon qui nous parle pour l'occasion de l'histoire de leur marque mais aussi de leurs engagements sociaux et environnementaux.

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Kevin Gougeon, un des deux fondateurs de N'go Shoes

Bon allez c'est parti !

Est-ce que tu peux te présenter ? 

Je suis un pur petit beurre Nantais de 29 ans passionné de sports, de voyages (même si c'est compliqué en ce moment…) et de sneakers !

Pour revenir sur ce que j'ai fait avant N'go Shoes, je suis comptable de formation et j’ai travaillé pendant 4 ans au sein d’un cabinet d’expertise comptable.

Avec mon ami d’enfance Ronan, en 2016, on a souhaité retrouver du sens au travail et créer une entreprise plus en adéquation avec nos valeurs.

Inspirés par nos nombreux voyages, on a donc décidé de mettre en valeur l’artisanat ethnique pour créer N'go Shoes, une marque de baskets 👟 équitable et solidaire qui soutient le savoir-faire traditionnel des artisans vietnamiens et qui finance la construction d'écoles au Vietnam.

Justement, est-ce que tu peux nous en dire plus sur N’go Shoes : d’où est parti ce projet ?

N’go est parti d'une “idée folle” dans nos têtes.

Dès le début, notre projet a été de fabriquer des baskets respectueuses de l’environnement, en valorisant ceux qui les produisent.

Pour revenir un tout petit peu en arrière, nous nous sommes rencontrés avec Ronan au lycée à l’âge de 15 ans. Une fois notre bac en poche, nous avons décidé de partir ensemble au Pérou pour participer à un projet de construction de crèche dans un bidonville d’Arequipa. C'est là-bas que nous avons découvert l’artisanat ethnique, une composante essentielle de nos baskets aujourd’hui.

Mais c'est véritablement en février 2016, lorsque Ronan revient de plusieurs années passées au Vietnam, que naît l’idée d’une basket franco-vietnamienne unique, fabriquée de manière solidaire et traditionnelle. Cette basket c'est notre manière à nous de prouver que l’on peut produire au Vietnam, de manière responsable et équitable.

sneakers Ngo shoes

Les baskets N'go Shoes

Pour que le projet prenne vie, Ronan est du coup retourné dans son pays de cœur, le Vietnam, pour aller à la rencontre d’artisanes qui font perdurer leur savoir-faire ancestral. L'occasion de nouer également des premiers liens avec nos partenaires locaux, avec qui nous travaillons toujours aujourd’hui.

Quel est le petit plus de vos baskets par rapport à d’autres paires de chaussures ?

Notre marque se base sur 3 piliers qui nous tiennent à cœur : le commerce équitable, la solidarité mais aussi l'éco-responsabilité

Nos baskets et sacs à dos sont ainsi produits à partir de matières qui sont souvent recyclées, de matières souvent vegan, ou quand nous utilisons du cuir il s'agit de cuir sans chrome.

sac ngo

Les sacs N'go shoes

Nous avons également fait notre premier bilan carbone (que nous avons rendu public), pour en apprendre davantage sur nos impacts. À partir de là, nous avons eu à coeur de trouver des solutions permettant de diminuer l’impact carbone de nos productions mais aussi de réduire tout simplement notre production en ne faisant pas de sur-stock et en ne pratiquant pas de soldes par exemple.

De cette mesure d'impact est aussi né notre programme Second Life ♻️ pour le recyclage des N’go usagées.

Pour nous, cette dimension environnementale deviendra la norme de demain. En tout, nous faisons en sorte que toutes nos gammes, sans exception, aient des composants issus de matières recyclées. Nous n’en faisons pas un argument de différenciation vis-à-vis des autres marques éthiques. 

N’go fabrique des chaussures qui valorisent la richesse de l’artisanat vietnamien. Nous travaillons équitablement avec des artisanes issues de la minorité ethnique des Thaï Blancs, qui fabriquent des tissages traditionnels entièrement faits à la main. Ce sont leurs tissus que l’on retrouve sur les N’go et qui en font toute l’identité et l’originalité.  

Notre signature c’est donc cette bande de tissu tissée à la main, aux motifs colorés, qui fait que chaque paire de N’go est unique.

Pourquoi avez-vous décidé de confectionner vos baskets au Vietnam et pas dans un autre pays ?

Tout simplement car Ronan a vécu et travaillé plusieurs années au Vietnam. Dès la création de N’go et jusqu’à peu il vivait toujours au Vietnam.

Le plus important pour nous, c’est d’être proche de nos fournisseurs. Nous avons donc fait le choix au début de travailler à distance Ronan et moi, pour que Ronan entretienne de vraies relations avec eux.

Depuis, Ronan vit à Barcelone pour des raisons personnelles. C’est pourquoi, nous avons recruté dans l'équipe Roméo, qui vit à Ho Chi Minh City, pour maintenir cette relation avec nos fournisseurs. Rien ne remplace un lien physique.

Premièrement pour une question de transparence afin de pouvoir voir notre production de nos propres yeux et s’assurer de la réalité des certificats sociaux et environnementaux de nos fournisseurs.

Mais aussi pour une question de liens sociaux et humains. Nous travaillons avec eux depuis plus de 4 ans maintenant et c’est ce qui nous a permis de tisser des liens de confiance qui dépassent la relation professionnelle.

artisanes Ngo shoes

Les artisanes derrière N'go shoes

Nous travaillons sans intermédiaire car nous voulions retrouver ce lien multiculturel que nous recherchions dans nos voyages. Quand nous allons voir les artisans, nous sommes invités à loger chez eux, nous mangeons tous ensemble, nous sommes invités aux fêtes du village🥳. Ce sont tous ces moments que nous voulions vivre à travers N’go.    

Est-ce que « N’go shoes » a une signification particulière ?

    Littéralement non. Mais N’go peut signifier plusieurs choses en vietnamien, suivant les accents, comme céréale ou ruelle. C’est même un nom de famille ! Nous voulions un nom avec une consonance vietnamienne, court, et qui se transpose facilement en anglais, d’où notre baseline « AND GO for social sneakers ! ».

    Comment as-tu fait la rencontre des tisserandes qui confectionnent vos baskets ?

      La première fois que je les ai rencontrées c’était en 2017, lors de mon deuxième voyage au Vietnam. C’est Ronan qui a tissé les premiers liens avec elles. Grâce à son réseau au Vietnam, il a pu rencontrer plusieurs coopératives d’artisanes dans le nord du pays afin de voir lesquelles pouvaient tisser à la main des bandes de tissus ethniques pour les intégrer à nos baskets.

      Il leur a exposé le projet N’go : confectionner des chaussures éco-conçues en revisitant les motifs ethniques traditionnels de leur minorité. Tout cela en percevant une rémunération équitable et en ayant une autonomie totale dans l'organisation de leur travail. Les artisanes ont tout de suite adhéré au projet et les premiers échantillons de tissus faits main ont dans la foulée pris forme. 

      L’objectif est maintenant de continuer à développer ces 3 coopératives comme nous le faisons déjà depuis 4 ans (elles sont une quarantaine aujourd’hui), et de travailler sur d’autres projets d'artisanat avec d'autres minorités ethniques.

      Tu mets souvent en avant ta passion pour les voyages : que retiens-tu de toutes ces expériences à l’étranger ?

        L’aventure, la liberté, et la découverte d’une autre culture.

        C’est ce qu’on a voulu retrouver à travers N’go : ressentir dans notre aventure entrepreneuriale ce que l’on vit dans nos voyages.

        En quoi consistent vos actions au Vietnam avec l’ONG Sao Bien ?

        Nous sommes engagés aux côtés de Sao Bien pour soutenir la scolarisation d’enfants au Vietnam🎓. Depuis nos débuts, nous reversons 2% de notre chiffre d’affaires annuel pour financer la construction d’écoles maternelles et primaires dans les provinces les plus reculées et marginalisées du pays.

        Pour en dire un peu plus sur cette ONG, Sao Bien Room for education est une organisation non gouvernementale autrichienne qui est présente au Vietnam depuis 2016. 

        Chaque année, Sao Bien construit plus de 5 écoles dans les régions montagneuses ⛰ du Nord-Vietnam, là où les conditions de vie sont rudes. Ces zones rurales sont pour la plupart délaissées par le pouvoir central vietnamien et les populations locales ont peu accès à l’information, à des hôpitaux, et bien sûr… à des écoles. 

        Chaque projet de construction est au préalable étudié en consultation avec les autorités locales et partenaires locaux (associations vietnamiennes). De nombreux facteurs tels que le taux d’alphabétisation ou le niveau de vie sont pris en compte pour déterminer l’urgence de la construction d’une école dans chaque zone.

        Une fois le projet d’école approuvé, Sao Bien fait appel à la main d'œuvre locale (ou régionale) pour entreprendre la construction 👷‍♂️. 

        Post-construction les équipes de Sao Bien vont régulièrement rendre visite aux communautés bénéficiaires de leurs projets. L'objectif est de s’assurer que l’école fonctionne correctement, que tout le monde est confortablement installé mais aussi de collecter des informations auprès des bénéficiaires et de la mairie locale (feedbacks, besoins supplémentaires etc.).

        Depuis nos débuts, nous avons co-financé 4 écoles maternelles et primaires et nous en sommes hyper fiers. Au total, cela a un impact sur la vie de 240 élèves

        Est-ce que tu peux nous raconter une anecdote sur votre voyage au Vietnam ?

        La première fois que j’ai rencontré les artisans, il y avait un repas dans le village pour fêter la naissance d’un nouveau-né. Nous y avons été invités.

        La fête avait lieu dans une maison sur pilotis. Nous étions réunis par petits groupes, assis en cercle autour du repas à partager. La tradition veut que pour souhaiter la bienvenue à un invité, chaque groupe vous invite à boire un shot d’alcool de riz avec chaque personne… Et il est mal vu et malpoli de refuser… 😊

        En échange, on a voulu leur faire goûter un alcool français. On leur a donc amené une bouteille de Ricard. Ils ont tellement aimé qu’ils nous demandent d’apporter une nouvelle bouteille à chaque fois que l’on vient 😉

         

        On espère que cette plongée au cœur de l'univers de N'go vous aura plu. N'hésitez pas à partager cet article, nous faire vos retours mais aussi pourquoi pas à nous suggérer des initiatives à aller découvrir 🤟! 

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