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Plan de relance européen et taxe plastique: quels impacts pour les français ?

On en parle beaucoup ces derniers jours, mais la taxe plastique n’a en réalité rien de nouveau. L’Union Européenne avait en effet prévenue qu’elle souhaitait financer son projet de relance (et inciter à l’utilisation de ressources “propres”) en taxant les Etats sur le poids de leurs déchets d’emballages plastiques. 

A raison de 80 centimes d’euros par kilogrammes de déchets plastiques, et d’un mécanisme qui doit permettre d’éviter que l’impact sur le budget des états ne soit trop lourd, cet accord européen pose énormément de questions en France. A commencer par le montant de la future taxe plastique et la manière dont elle sera financée. 
C’est aussi et surtout un excellent moyen de remettre en question notre utilisation du plastique (un sujet brûlant durant la pandémie actuelle, avec un retour en force de son utilisation et le plaidoyer des lobbies du plastique pour sa praticité dans ce contexte). 

Il existe en effet de nombreux alternatives à ce matériau à la fois polluant, nocif pour la santé, et difficile à recycler. Alors pourquoi ne pas saisir cette occasion pour réduire notre contribution à cette taxe, et réutiliser pour moins polluer ?

Le plan de relance et la taxe plastique : ce qu’il faut retenir

Dès le 1er janvier 2021, une nouvelle taxe européenne (dite taxe plastique) va être appliquée aux emballages en plastique non recyclés. Cette mesure a pour principal objectif de financer le grand plan de relance européen prévu pour soutenir nos économies suite à la pandémie du coronavirus et au ralentissement imposé par le confinement. Un plan de relance qui s’élève à 750 milliards d’euros, et qui nécessite donc une contribution exceptionnelle de la part des états membres. 

Quelles sont les modalités du plan de relance européen ?


A l’origine, la taxe plastique avait d’ailleurs été imaginée en 2018, suite au départ de la Grande Bretagne et afin de pallier la perte de la contribution britannique dans le budget européen. Désormais, ce mécanisme permettra de contraindre financièrement les états à s’engager pour une économie plus verte. Et réduire la part des emballages plastiques dans les déchets de l’Union Européenne, qui dépasse actuellement les 40 %.  

Si ce plan doit être remboursé au plus tard par les 27 membres de l’UE en 2058, il va en effet falloir mettre les bouchées doubles. Cela passera notamment par la création de nouvelles ressources dites “propres”, et la taxation de celles qui sont nettement moins éco-friendly, comme le plastique. 

D’où le nom de cette “taxe plastique”, qui vise en priorité la France, l’Allemagne, mais aussi l’Italie. Concrètement, cette contribution sera calculée en fonction du poids de nos déchets d’emballage plastique non recyclés, sur la base d’un taux fixe de 0,80 euros par kilogramme.  Le financement du plan de relance prévoit également un mécanisme pour éviter que ces contributions ne soient trop lourdes pour les pays à l’économie plus modeste, sous une forme de rabais. 
L’annonce de cette taxe pointe du doigt les mauvais élèves européens en matière de déchets plastiques. A commencer par la France, dont le taux de recyclage est de moins de 30 % (contre 42 % en moyenne dans le reste de l’Europe, et jusqu’à 75 % en Bulgarie). Le refus de notre pays de recycler sélectivement tous les emballages plastiques devrait alourdir la facture, qui pourrait s’établir à plus de 1,3 milliards d’euros !

L'essor du réutilisable comme solution ?

Comment en est-on arrivé là ?
Oeuvrer pour l’environnement peut être aussi simple que de faire évoluer sa manière de consommer au quotidien. Cela ne passe pas seulement par les actions menées par notre gouvernement, mais aussi nos décisions en tant que consommateurs. Chaque année, nous produisons en moyenne 400 kg de déchets, dont une grande partie n’est pas recyclée. 

Et quand bien même le pourcentage de recyclage serait plus important en France, ce processus est coûteux et pas sans impact sur notre planète. Une bien meilleure solution ne serait donc pas de mieux recycler nos déchets, mais plutôt de les réduire à la source, et donc de consommer moins, voir pas du tout de plastique.
 
Parmi les principales utilisation que nous faisons du plastique, on retrouve en effet de nombreux objets à usage unique comme le film étirable qui sert à protéger nos aliments. Mais aussi les couverts, les cotons-tige, et bien sûr les bouteilles d’eau jetables. Si une grande partie d’entre eux existent désormais dans des matériaux biodégradables (comme le bambou), ces alternatives ne sont pas toujours pratiques (notamment moins résistantes à l’eau) et ne réduisent pas non plus nos déchets. 

Pourquoi privilégier les objets réutilisables ?

C’est l’option du réutilisable que nous devons plutôt poursuivre. Les couverts jetables peuvent ainsi être remplacés par de la vaisselle en mélamine ou en plastique lavable. Idem pour les bouteilles d’eau. Si plus de 20 000 sont fabriquées chaque seconde dans le monde, on peut facilement réduire ce chiffre en passant à la gourde en inox plus écologique, réutilisable à l’infini (car ultra résistante), ne contenant aucune substance nocive (pour l’environnement ou la santé) et naturellement isotherme !

Les questions en suspens

En attendant que nous soyons de plus en plus nombreux à opter pour le réutilisable, l’Etat français va devoir réfléchir à la manière dont il compte régler sa taxe plastique. C’est la principale question qui reste en suspend suite à l’annonce de son application l’année prochaine. 
Le gouvernement s’interroge encore sur l'implication des collectivités locales (à qui revient la gestion des déchets). Mais les modalités n’ont pas encore été décidées, et chaque état membre peut collecter cette taxe comme il l’entend. 

Le problème est qu’elle pourrait peser lourdement (et en grande partie) sur les industriels, si ces derniers venaient à être “imposés” dans le but de les inciter à des pratiques plus vertes. Ces derniers craignent en effet la mise en place d’un malus d’éco-contribution par le Citeo (chargé d’organiser la collecte et le recyclage des emballages ménagers dans le pays). 

Or, comme on a pu le voir en essayant de relocaliser la production de notre gourde en inox en France, le secteur industriel se porte déjà assez mal. Une telle décision pourrait donc être le coup dur de trop. 


Affaire à suivre donc. Et pour participer à votre niveau à l’effort européen de réduction des déchets plastiques, vous pouvez aussi adopter notre gourde en inox réutilisable et biologique

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